Nacim charity

Le bas monde

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ce bas monde est la prison du croyant et le paradis du mécréant. » [Authentique] – [Rapporté par Muslim] Explication: En ce bas monde, le croyant est semblable à un prisonnier au regard de ce qu’Allah lui a préparé, au Jour de la Résurrection, comme bienfaits perpétuels. Quant au mécréant, ce bas monde est son paradis au regard de ce qu’Allah lui a préparé, au Jour de la Résurrection, comme châtiments éternels.

La sourate Al Kahf

Le Prophète, SallaLaho ‘alayhi wa Sallam a dit : « Quiconque récite la Sourate Al-Kahf (la caverne) le jour du Vendredi, Allah l’éclaire entre les deux vendredis. » Hadith rapporté par An-Nassaï, Al-Hakem et Al-Bayhaqi selon Abou Said al-Khoudari, qu’Allah soit satisfait d’eux, authentifié par Al-Albani Explication: La sourate Al Kahf comme La Parole d’Allah dans son ensemble apporte une multitude d’enseignements au fidèle. Hormis les récompenses pour sa récitation, comme recommandée par le Prophète Mohamed, paix et salut sur lui, des vertus étaient rapportaient comme dans ce hadith :Le Compagnon al-Barrâ’ Ibn ‘Azib rapporte qu’un croyant était en train de lire ce chapitre (de nuit), et il était assis tout près de son cheval lorsqu’une espèce de nuage apparu au-dessus de lui (le lecteur) et commença à s’approcher de plus en plus. Alors le cheval s’emballa et voulut fuir en forçant son attache (ce qui empêcha le croyant de continuer sa lecture. Il partit au matin voir le Prophète et lui raconta ce qui s’était passé. Le Prophète lui dit alors : « C’étaient des anges qui étaient descendus lors de la lecture du Coran. » [Bukhârî (4625), Tirmidhî (2810)].

Soulager un croyant

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui soulage, en ce bas monde, un croyant d’une calamité, Allah le soulagera d’une calamité au Jour de la Résurrection. Celui qui accorde une facilité de remboursement à une personne en difficulté, Allah lui accordera une facilité en ce bas monde et dans l’au-delà. Celui qui couvre les défauts d’un musulman, Allah le couvrira en ce bas monde et dans l’au-delà. Et Allah vient en aide au serviteur tant que celui-ci vient en aide à son frère. Celui qui emprunte une voie à la recherche d’un savoir, Allah lui facilitera grâce à cela une voie vers le Paradis. Il n’est pas de groupe de gens qui se réunissent dans l’une des demeures d’Allah afin d’y réciter le Livre d’Allah et de l’étudier ensemble sans que la sérénité ne descende sur eux, que la miséricorde ne les couvre, que les Anges ne les entourent et qu’Allah ne les mentionne à ceux qui sont auprès de Lui. Quant à celui qui est ralenti par ses œuvres, ce n’est pas sa lignée qui le fera avancer plus vite. » [Authentique] – [Rapporté par Muslim] On tire de ce noble hadith que celui qui soulage un musulman d’une difficulté, qui lui accorde une facilité alors qu’il était en difficulté, ou qui couvre l’une de ses fautes ou erreurs, Allah le récompensera en fonction de l’acte qu’il aura accompli. Et assurément, Allah, Exalté soit-Il, vient en aide au serviteur en lui donnant la réussite ici-bas et dans l’au-delà lorsque celui-ci vient en aide à son frère dans ses affaires difficiles. De plus, quiconque emprunte, au sens propre, une voie à la recherche d’un savoir comme le fait de se rendre en marchant aux assemblées de rappel ou d’assister à des assises de science présidées par des savants certifiés qui appliquent leur science par des œuvres ; ou quiconque emprunte un chemin, au sens figuré, qui lui permettra d’acquérir la science comme le fait de réviser, de lire, de méditer et de comprendre les cours bénéfiques qui lui ont été enseignés, etc. Si la personne a eu une bonne intention au moment où elle a emprunté cette voie vers la recherche du savoir, Allah lui accordera la réussite dans l’acquisition d’une science bénéfique qui le mènera au Paradis. De même, pas un groupe de personnes ne se réunit dans l’une des demeures d’Allah pour réciter le Noble Coran et l’étudier sans qu’Allah ne leur accorde la sérénité, ne les couvre de Sa complète miséricorde, et ne les entoure de la présence des Anges. En outre, Allah se charge de faire leur éloge et de les mentionner à ceux qui sont auprès de Lui dans la grande assemblée [des Anges]. En conclusion, la véritable noblesse, toute la noblesse, est réellement acquise par l’accomplissement d’œuvres pieuses et vertueuses et non par la lignée et la généalogie.

La confiance en Allah

Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous placiez votre confiance en Allah comme il se doit, Il vous accorderait votre subsistance tout comme Il l’accorde aux oiseaux. Ils quittent leur nid, tôt le matin, l’estomac vide, et ils y rentrent le soir rassasiés. » [Authentique] – [Rapporté par Ibn Mâjah – Rapporté par At-Tirmidhî – Rapporté par Aḥmad] Explication: Ce hadith nous oriente vers le fait de placer notre confiance en Allah, Exalté soit-Il, dans toutes nos affaires. De plus, la véritable confiance en Allah consiste à s’en remettre sincèrement à Lui, le Glorieux, l’Exalté, quant à l’acquisition des bienfaits et la préservation des préjudices, qu’il s’agisse des affaires mondaines ou religieuses. En effet, Lui seul, peut donner ou reprendre, faire profiter ou porter préjudice. Quant à l’individu, il doit employer les moyens qui lui permettront d’acquérir les choses bénéfiques et de repousser les choses nuisibles tout en plaçant sa confiance en Allah. Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu’Il soit Exalté, a dit : {(Et quiconque place sa confiance en Allah, alors Il [Allah] lui suffit.)} [Coran : 65/3] et Il, Gloire et Pureté à Lui, a dit : {( En Lui je place ma confiance. Et que ceux qui placent leur confiance la placent aussi en Lui. )} [Coran : 12/ 67]. Ainsi, à chaque fois que le serviteur placera sa confiance en Allah, Il lui accordera sa subsistance comme Il l’a fait pour les oiseaux qui sortent au petit matin, en étant affamés, puis rentrent le soir, rassasiés, leurs ventres pleins.

Amin

Le Prophète (sur lui paix et salut) nous a ordonné de dire : « Âmîn ! », lorsque l’imam dit : « Âmîn ! » car cela correspond au moment où le font les Anges. Et celui dont la parole : « Âmîn ! » est prononcée en même temps que celle des Anges se verra pardonné ses péchés passés. Explication: Le Prophète (sur lui paix et salut) nous a ordonné de dire : « Âmîn ! », lorsque l’imam dit : « Âmîn ! » car cela correspond au moment où le font les Anges. Et celui dont la parole : « Âmîn ! » est prononcée en même temps que celle des Anges se verra pardonné ses péchés passés.

La douceur

‘Â`ichah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) relate qu’il a dit :« La douceur n’a jamais accompagné une chose sans l’embellir, et elle n’a jamais été ôtée d’une chose sans l’enlaidir » [Authentique] – [Rapporté par Muslim] Explication: Le Prophète (qu’Allah le couvre d’éloges et le préserve) explique que la douceur, la souplesse et la pondération en paroles et en actes ajoutent aux affaires de la splendeur, de la perfection et de la beauté ; en outre, un tel comportement est plus à même de permettre à qui s’en pare de parvenir à ce qu’il vise.L’absence de douceur déprécie les affaires et les enlaidit, et cela empêche la personne de parvenir à son besoin ; et même si elle y parvient, c’est avec difficulté.

Ne faites pas de vos maisons des cimetières

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne faites pas de vos maisons des cimetières ! Certes, Satan fuit de la maison où l’on récite la sourate : « Al-Baqarah » (la Vache). [Authentique] – [Rapporté par Muslim] Explication: Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit que l’on rende les maisons telles des cimetières du fait que l’on n’y trouve aucune activité de prières ou de lecture [de Coran]. En effet, il a appelé ces demeures des cimetières lorsque l’on n’y accomplissait pas de prières car la prière dans le cimetière n’est pas valide. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé que Satan fuit de la maison dont les habitants récitent la sourate : « Al-Baqarah » (la Vache) désespèrant ainsi de les détourner et les égarer. Ceci, par la bénédiction de leur lecture de cette sourate et de leur mise en pratique des directives qu’elle contient.

la veuve et le pauvre

Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui entretient une veuve ou un pauvre est semblable à celui qui combat dans le sentier d’Allah » ; et je crois qu’il a également dit : « à celui qui prie sans s’arrêter et au jeûneur qui jamais ne rompt son jeûne. » [Authentique] – [Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim] Explication: Le Prophète (sur lui la paix et le salut) informe du fait que celui qui subvient aux besoins d’une femme qui a perdu son mari ou d’un pauvre nécessiteux et qui dépense pour eux, aura la même récompense que celui qui combat dans le sentier d’Allah, celui qui prie la nuit sans se lasser d’être constamment en adoration et celui qui jeûne sans jamais rompre son jeûne.

le jour de Vendredi

Mu’âdh ibn Anas Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de s’asseoir en joignant ses genoux à son ventre, le jour du vendredi, pendant que l’imam prononce son sermon. » [Bon] – [Rapporté par At-Tirmidhî – Rapporté par Abû Dâwud – Rapporté par Aḥmad] Explication: Ce hadith est abrogé comme l’a évoqué Abû Dâwud. De plus, il rapporte d’après Mu’âdh ibn Anas Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit « Al-ḥibwah », le jour du vendredi, pendant que l’imam prononce son sermon. «Al-ḥibwah», c’est le fait que l’individu s’assoie en joignant ses genoux à son ventre, ainsi que ses pieds qu’il serre au niveau de ses genoux en les attachant à l’aide d’une ceinture, d’un turban, ou d’autres choses similaires. Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de s’asseoir ainsi pendant que l’imam prononce son sermon du vendredi pour deux raisons : La première est que ce type d’assise peut entraîner le sommeil et faire en sorte que l’on rate l’écoute du sermon. La seconde est que cette assise peut entraîner le dévoilement des parties intimes car, généralement, les Arabes de cette époque ne portaient qu’un seul vêtement et lorsque l’un d’entre eux s’asseyait en joignant ses genoux à son ventre, ses parties intimes se dévoilaient. Voilà pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de s’asseoir ainsi de manière générale comme cela a été rapporté dans le recueil authentique de Muslim : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de s’accroupir lorsque l’on porte un seul vêtement, en dévoilant ainsi son sexe. » L’imam Nawawî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Cette façon de s’asseoir était une habitude chez les Arabes lors de leurs assises. Par conséquent, si leurs parties intimes se dévoilent, cette façon de s’asseoir devient illicite. Mais si l’individu peut éviter de découvrir sa nudité, il n’y a alors plus aucun mal à s’asseoir ainsi car la cause de l’interdiction était due à une raison logique. De ce fait, si la cause de l’interdiction disparaît, l’interdiction disparaît avec. De plus, il a été authentifié dans les deux recueils authentiques d’Al-Bukhârî et Muslim, d’après ‘Ubbâd ibn Tamîm que son oncle paternel (qu’Allah les agrée) a vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) allongé sur le dos, dans la mosquée, posant un pied sur l’autre.

Secourir un frère

Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Secours ton frère qu’il soit oppresseur ou opprimé ! » Un homme demanda alors : « Ô Messager d’Allah ! Je le secours lorsqu’il est opprimé, mais comment puis-je le secourir lorsque c’est lui l’oppresseur ? » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « En le forçant à renoncer à – ou en l’empêchant de commettre – son oppression, c’est cela le secourir ! » [Authentique] – [Rapporté par Al-Bûkhârî] Explication : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Secours ton frère et ne le laisse pas être oppresseur ou opprimé ! » Alors, un homme demanda : « Je le secours lorsqu’il est opprimé en repoussant l’oppression de sa personne, mais comment le secourir lorsque c’est lui qui commet une oppression envers autrui ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « En l’empêchant de commettre son oppression, c’est cela le secourir ! »